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Friday
Sep262008

Belgique: Reynders le Renard se positionne 25.9 [FR]

Belgique-RégionsEen vos verliest wel zijn haren, maar niet zijn streken” (Un renard qui perd ses poils n’en perd pas ses ruses), dit un vieux proverbe néerlandais. Ce qui prouve encore une fois l’étroite, la proche communauté des cultures françaises et néerlandophones.

 L’emblématique renard rusé (”Reyntje de Vos” au Nord) fait parti des traditions populaires des deux communautés culturelles, de l’une aussi bien que de l’autre, depuis le Moyen-Âge.

 Un “reyntje” moderne s’exprime aujourd’hui au “Monde”:

 Didier Reynders : “Il est temps de rassurer l’Europe”

Le correspondent excellent du Monde à Bruxelles, J.-P. Stroobants, enregistre fidèlement les propos du ministre fédéral des finances du gouvernement actuel et du précédent. M. Reynders est aussi chef du parti libéral francophone, le MR, parti qui a réussi le 10 juin 2007 à obtenir plus de votes aux élections fédérales que l’éternel parti dominant en Wallonie, le PS belge. Grace à son “cartel” à Bruxelles, la troisième région belge, majoritairement francophone, avec les impossibilistes du FDF (Front de Défense des Francophones), son parti a été le plus grand à Bruxelles aussi, mais tout indique que les socialistes pourront continuer leur position-clé aussi bien à Bruxelles, avec leur président très apprécié Piqué, qu’en Wallonie, région revigorée par le ‘Plan Marshall 1′ du gouvernement actuel, après les élections régionales, prévues pour le mois de juin 2009.

L'intention de l'interviewé n'est poit à "rassurer l'Europe", mais, au contraire, l'alarmer en faussant les enjeux...

Un Hors-Jeu et un Trouble-Fête assidu...

be-orangebleue2.1222382002.jpgÀ travers les élections de l’an 2007, M. Reynders a été (re)catapulté au gouvernement fédéral belge. D’abord, il a voulu créer avec les chrétiens-démocrates flamands un gouvernement “bleu-orange”, essentiellement conservateur, excluant les socialistes francophones. Mais les exigences flamandes au sujet de la confédéralisation du pays, ne lui ont pas permis de se maintenir comme le seul porte-parole francophone. D’autant plus, que les Chrétiens-démocrates francophones, alliés avec les socialistes au gouvernement de la région wallonne, ont refusé à s’impliquer dans son jeu.

 Il a donc vu le retour de ses ennemis socialistes (fr) au gouvernement, fin 2007. Depuis, il est coincé entre sa seule base de pouvoir: le gouvernement fédéral, et la nécessité à se montrer le plus fort francophone, afin de gagner le pouvoir en Wallonie, l’année prochaine.

Le MR est le miroir des Chrétiens-démocrates flamands: chacun à son partenaire impossibiliste...

be-bart-de-wever-8804.1217964616.jpgLa dernière évolution de l’histoire surréaliste du dialogue institutionnel belge ne lui a pas non plus servi. C’est les deux grandes communautés linguistiques du pays, maintenant, qui vont entamer les négociations sur un compromis fédéral. Les Flamands menés par le parti chrétien-démocrate, qui vient de voir s’exploser en éclats son “cartel” avec une fraction des indépendentistes flamands (la NVA). Et les MR ne font parti des gouvernements impliqués nulle part…

Et c’est ici et maintenant que sort le renard rusé. En étant virtuellement exclu des négociations institutionnelles, il dépeint une attitude raisonnable à un public français qui ne connait pas les détails de la situation belge, en maximalisant les mises du côté francophone aux négociations, subtilement, afin de pouvoir dire, le moment donné, que les autres francophones aient fléchi.

Un message rusé...

Voir les parties essentielles de l’article du Monde:

Les francophones, longtemps réticents, accepteront-ils, une vraie discussion ?

“Oui”, répond au Monde Didier Reynders, vice-premier ministre et président du Mouvement réformateur (libéral), le premier parti de Bruxelles et de Wallonie. “Les esprits ont évolué ; je plaide pour un rôle accru des régions, assorti toutefois d’un rejet de toute idée séparatiste. Avec les libéraux flamands et les écologistes, je demande aussi un renforcement de l’Etat fédéral dans certains domaines ainsi qu’une réforme électorale : les candidats à des fonctions importantes doivent être élus nationalement, dans une circonscription fédérale, des deux côtés de la frontière linguistique.”

reynders-h_9_ill_1099371_682611.1222382903.jpgD’abord, la position en “pole position” du MR n’est pas du tout sûre. Il faut attendre les élections régionales de juin 2009. Et puis, un renforcement de l’état fédéral serait certainement souhaitable dans un nombre de domaines, comme le commerce international, par exemple, mais M. Reynders sait très bien que les négociateurs flamands ne peuvent pas affronter leurs électeurs avec un tel compromis. Des positions qui peuvent sembler rationnelles à un public international, rendent la position des négociateurs wallons impossible, au vu des élections régionales qui s’approchent.

Jeter des bâtons dans les roues...

Reste à savoir ce que les partis flamands mettront sur la table et ce dont, le cas échéant, les francophones refuseront de débattre. “Les positions flamandes ne sont pas univoques, assure M. Reynders. De notre côté, nous ne parlerons ni de la fin de la Belgique ni de la remise en cause de la solidarité entre les personnes. A savoir, l’essentiel de l’impôt sur les personnes et des prestations de la sécurité sociale.

Là, tout le monde non-extrémiste est d’accord. Mais les conditions que M. Reynders a voulu imposer au dialogue belge, encore vendredi dernier, comprenaient aussi l’élargissement de la région de Bruxelles, la non-scission de l’arrondissement Bruxelles-Halle-Vilvorde et la confirmation de trois maires francophones dans l’environnement flamand de Bruxelles. Il ne les répète pas devant votre correspondant, car il veut se présenter raisonnable et ces conditions plus radicales-là ne concernaient que le maintien de la paix avec son allié FDF Olivier Maingain à Bruxelles.

Le ministre des Finances ne fait rien pour rectifier les anomalies dans le financement des Régions autonomes...

A l’inverse, le vice-premier ministre critique ceux qui, dans sa communauté, s’attachent, aux symboles dépassés de l’Etat-nation”. La justice, par exemple, qui, souligne-t-il, “est fédéralisée dans de nombreux pays. Autre proposition : Revoir les mécanismes de financement des pouvoirs fédérés. Il faut trouver un système plus cohérent et plus clair que l’actuel, qui pousse simplement les communautés belges à se demander laquelle va rouler l’autre.”

Revoir le financement: absolument nécessaire. Mais qu’est-ce qu’il a fait, alors, le vice-premier et ministre des finances dans le gouvernement précédent et actuel? Rien du tout. Et pourtant, c’est son domaine de compétences! Régionaliser la justice? Comment aurait dérapé l’affaire Dutroux, s’il n’y avait pas été une police et justice nationale, fédérale? Elle a déjà assez dérapé dans le cadre d’une Belgique unitaire… Une suggestion irresponsable, au moins.

Et puis de justifier son inactivité aux problèmes les plus pressants:

RESPONSABILITÉ
Un sujet-clé sera, temporairement, écarté du débat : le dossier de l’arrondissement bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde (qu’une majorité flamande veut scinder) et des droits des francophones vivant en Flandre, à la périphérie de Bruxelles.
“Un gouvernement fédéral qui prendrait une initiative dans ce domaine à haute valeur symbolique, politique et linguistique se mettrait la tête sur le billot. Il faut laisser le dialogue débuter, jeter les bases d’une réforme crédible, puis traiter à la fin ces dossiers qui impliquent les notions de langue, de territoire, de minorité, de limites…”

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Depuis quand est-il permis aux hommes d'État à fuir leurs responsabilités dès qu'ils risquent le "billot"?

Ne sont-ils pas payés, justement pour cela?

À bout portant, M. Reynders n’est plus compétent pour s’occuper du sujet le plus épineux du débat belge? Et quoi de terrible, si jamais un MR aurait le courage à “prendre une initiative” et qu’il perde symboliquement sa tête sur un “billot”? Comme s’il ne fallait pas du courage à se mettre en avant sur ce sujet qui bloque toute avance dans la discussion sur la réforme de l’État belge! C’est ici que s’entrevoit l’intention rusée: Que les autres s’exposent au billot -nous, nous restons “mani pulite”…

Bruxelles, l'orpheline des manoeuvres régionalistes...

La tout petite tache bleue sur la carte de la Belgique: c’est la Région de Bruxelle-Capitale. Avec ses 1,1 million d’habitants, elle représente 1/3 de la Wallonie en nombre d’habitants. Si l’on compte les habitants des communes environnantes qui économiquement et sociologiquement font partie de Bruxelles, on arrive facilement à des pourcentages encore plus signifiants. Mais Bruxelles-Région n’est pas représentée à la table des négociations constitutionnelles de Belgique!

Les alliés flamingants du parti chrétien-démocrate de M. Leterme n’en ont pas voulu, car Bruxelles “ne représente que l’effort échoué des Belgicistes à créer une Belgique non-autentique” (M. De Wever, président du NVA, en juillet 2008). Les autres Flamands ne veulent pas de Bruxelles, car elle est majoritairement francophone, et un dialogue à trois, entre les chrétien-démocrates flamands (1 ministre-président) avec le PS (2 ministres-présidents), n’est pas facile. M. Reynders, de son côté, n’en veut pas, car cela le marginaliserait encore plus. Et puis, exclure Bruxelles, cela prive un peu plus son allié FDF Maingain, de tribune.

Bruxelles, la réalité gênante d'une cohabitation fructueuse des comunautés...

Donc, au lieu de réclamer haut et fort une place bruxelloise à la table de négociations régionales sur le futur institutionnel de la Belgique, M. Reynders se limite à dire:

Quant à Bruxelles, il faudra qu’elle continue de contribuer au développement de la Wallonie comme de la Flandre. Et les Flamands les plus extrémistes doivent se rendre compte que, “s’ils veulent créer leur Etat, ils seront tout simplement privés de leur capitale”, précise le numéro deux du gouvernement Leterme.

Merci, M. Reynders! Nous autres Bruxellois, notre rôle principal est à “contribuer au développement” des provinces belges!? N’y-a-t-il rien à développer à Bruxelles elle-même? N’existe-t-il pas une anomalie en ce qui concerne le financement de la région bruxelloise, moteur économique du pays? La région flamande recoit un surplus annuel qu’elle utilise à amadouer ses habitants, tandis que Bruxelles, où 200.000 Flamands viennent chaque jour gagner leur pain, ne reçoit rien sous forme d’impôts personnels.

Un ministre des Finances devrait s’en inquiéter, n’est-ce pas?

facad2.1222383093.JPGMais ce n’est pas valable pour ce gouvernement non-gouvernant, ce gouvernement “façadiste” , qui végète depuis tant de mois. Non, il faut séduire les lecteurs français avec une phrase vide, au lieu de prendre soi-même ses responsabilités. Quoi de plus rassurant pour l’Europe qu’un statut stable et ample pour sa capitale virtuelle, Bruxelles? M. reynders pourrait y oeuvrer avec ses compétences. Il pourrait imposer l’inévitable aux régionalistes belges de tous les côtés, en tant que ministre des Finances. Mais il a choisi d’imiter son ministre-président, le Flamand chrétien-démocrate Yves Leterme: Poser comme victime, comme dupe et ne poursuivre que ses intérêts politiciens à court terme. Allez! Fais au moins quelque chose, au lieu de parler dans le vide, comme ceci:

“Il est temps pour les Belges de rassurer l’Europe”, souligne M. Reynders qui ajoute que les difficultés de son pays ne sont pas uniques :“La globalisation affaiblit le pouvoir des Etats et amène le citoyen à se tourner davantage vers l’échelon local.”

Il appelle les Belges à mesurer leur responsabilité
: “Si nous ne trouvons pas de compromis sur l’avenir de notre Etat, des velléités séparatistes pourraient se manifester dans beaucoup d’autres pays. Si la présidence belge de l’Union était faible, en 2010, les autres Etats auraient des raisons de s’inquiéter“

Une chose positive: La démonstration politicienne d'incompétence et de lâcheté flagrantes, ne va pas seulement causer le repli des citoyens sur leurs entités locales, mais aussi générer un appèl aux interventions européennes.

Pour finir: Il y a une seule chose juste dans ses propos. Il faut que l’Europe ait la compétence à intervenir dans les situations déstabilisantes et apparemment insolubles par les politiciens locaux. C’est en effet contagieux. Mais je suis convaincu que c’est pas l’intention de l’interviewé. Il n’appelle qu’au public français à soutenir ses petits desseins politiciens à court terme, sans s’inquiéter des conséquences ultérieures. C’est pourquoi j’ai inséré ma réaction à son interview dans l’espace des commentaires du journal Le Monde du 25.09.08:

TotoLePsycho, Bruxelles :

«Les sondages confirment depuis des mois, que le parti de M. Reynders ne sera pas plus grand que le PS belge aux élections régionales prévues pour le mois de juin 2009. C’est ce dernier qui mène les gouvernements bruxellois et wallons actuellement et qui continuera probablement à le faire. M. Reynders est donc exclu du dialogue inter-communautés qui s’amorcera début octobre. En exigeant de ce dialogue la satisfaction d’exigences francophones irréalisables, il espère coincer ses ennemis du PS.

Je suis de plus en plus convaincu, qu’il faut renforcer les statuts et les règles européennes de l’UE, pour éviter les dérapages régionalistes, non seulement dans des pays comme la Roumanie ou la Grèce, mais aussi dans des entités comme la Belgique.

L'exclusion brutale des Bruxellois des négociations institutionnelles, garantit que leur résultat éventuel ne sera jamais accepté. On ne peut pas éternellement fuir ses responsabilités.

 “La récréation est finie!”

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