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Entries in Algérie (4)

Tuesday
Feb192008

Log 2.19 [EN] Belgium, Kosovo, Sarkozy, Holocaust and Ulfkotte

In this post, I tour respectively the Belgian morass, the Sarkozy attempt to pipolisate the Holocaust and the German embarrasment concerning racism and torture

Belgian Collapse? 

BE%20Regions%20Wiki.pngO my, how wrong I was, when I wrote last November, that the Belgian surrealist magicians were about to solve the national crisis! (Toto le Psycho: "Plan B s'exécute"). There is no plan. Government Ministers are on permanent strike [NL].

Today's Arte television digs into the stubborn Flemish idea of independence. Some marginal Flemish leftist tells them, that it is simply a Flemish employers' illusion. He says they think they will get more profit when the Walloons are out and the obedient catholic Flemish workforce would be alone to confront them. I hadn't thought at that scenario. It is somehow too fantastic, but I am not convinced that it is completely wrong, any more.

...

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Thursday
Dec132007

Log 13.12 [FR] Alger, ville martyre

1191208-1210583-thumbnail.jpg
Alger, 11 décembre 2007: 2 actes terroristes simultanés

Une deuxième fois, le Groupement des Islamistes algériens, récemment adhéré à Al-Quaeda, a frappé la ville d'Alger. Deux "martyrs contre les croisés et les apôtres" ont fait exploser leurs voitures piégées d'une charge explosive de 800 KGs. L'un contre un bus transportant des étudiants à Ben Aknoun (72 morts et bressés). L'autre, visant deux bureaux des Nations Unies, a tué 11 employés de l'ONU, plus un nombre encore inconnu d'autres.

La première série d'attaques terroristes à Alger date du 11 avril 2007 -  (Voir mon article Attaques d'Alger: Solidarité transméditerranéenne demandée, dans ce Journal). Je n'ai aucune hésitation, cette fois-ci, de parler de "terrorisme":

  • les cibles ont été choisis quasi par hasard,
  • le groupuscule qui est à l'origine, ne représente pas (ou plus) les adhérents à un Islam intégriste,
  • le seul but concret qu'on puisse distinguer: semer la peur, la terreur.

Imitation de bagdad-2003? 

Si les auteurs des attaques pensent, que les organisations internationales humanitaires, comme la HCRI (Réfugiés) vont se retirer du pays, ils se trompent. L'organisme international des réfugiés ne joue pas un rôle politique à l'intérieur du pays, comme c'était l'intention de la délégation des Nations-Unies à Bagdad, chassée par une attaque meurtrière en 2003. S'ils pensent que le gouvernement algérien se laisse intimider, ils se trompent également: ce gouvernement a gagné une lutte acharnée contre une rébellion terroriste beaucoup plus vaste que la leur et qui a duré dix ans. Quoi qu'on puisse dire sur les méthodes violentes et impitoyables employées par l'armée contre les insurgents de l'époque, en Algérie, il ne s'agit pas d'un gouvernement minoritaire et généralement haï, comme celui de Saddam Houssein.

Les étudiants de Ben Aknoun 

Mais je suis encore plus choqué, indigné et perdu, lorsque je pense à l'attaque meurtrière au bus, transportant les étudiants à Ben Aknoun. Les journaux parlent de la présence de la Cour Suprême algérienne dans les environs. Mais rien n'indique que ce bâtiment était visé. Non, les 72 victimes dans le bus étaient des étudiants du collège Ben Aknoun, haut sur la colline d'Alger. Pour quelle raison? Parce que ce sont des fils et des filles de riches?  Terreur "aveugle"? Erreur de cible?

Je me souviens de la visite que le président Ahmed Ben Bella payait, en juin 1963, vers la fin des trois jours tumultueux de la conférence, à Ben Aknoun. Les délégués européens échangeaient leurs dernieres hostilités idéologiques dans les salles de classe aux étages supérieures. Ben Bella s'attardait dans le hall central, entouré, presque écrasé, par une foule d'étudiants, qui lui posaient leurs questions et écoutaient ses réponses. Vu d'en haut des galeries, comme la reine d'une fourmillière, entourée par une foule de têtes  aux cheveux noirs, coupés court.

C'était l'été des espoirs. Tout semblait possible. Mais les forces obscures  n'étaient pas loin. Celles du passé récent: Un leader FLN de Wilaya, qui refusait de quitter ses armes et ses troupes, campait sur une colline avoisinante. Et aussi les forces qui allaient, progressivement à partir de 1965, créer la stagnation et développer la corruption, qui a produit la presque-théocratisation du pays en 1990. Les publications prises sous contrôle, les biens laissés vacants par les "colons" occupés par la nouvelle aristocratie... Quels espoirs avaient les dizaines d'étudiants du bus, tués, blessés, criminellement ce 11 décembre 2007?

Les gens oublés et relégués, leur courage et leur martyre 

Le complexe scolaire de Ben Aknoun était entouré de terrains vagues, à l'époque. Après le départ des délégués, je me suis promené une fois au début de la soirée, après la chaleur de l'après-midi, sur ces champs. Dans une petite cabane sur la pente, il y avait de la musique. Quand je passais, l'on m'invita à l'intérieur. Parmi les ruïnes du pays, on célébrait un mariage. L'étranger de passage était le bienvenue. C'était mon premier repas à couscous. Assis par terre, autour des grandes casseroles, les hommes. Les femmes sur les bancs autour. Trois musiciens menaient la danse. Hospitalité, espoir, investissement dans le futur. Un souvenir inoubliable.

Et aussi: L'dée qu'un ou deux des fils des jeunes mariés a pu se trouver parmi les victimes absurdes du bus...

Les théoréticiens de la "lutte des civilisations": Alliés objectifs d'Al-Quaeda! 

Et ce que je sens surtout: une rage contre les populistes européens qui se comportent comme les alliés objectifs des terroristes, en reléguant tous ces gens qui ont le courage de se faire une vie décente contre les malheurs qu'ils subissent, en les reléguant, je dis, vers le coin des boucs émissaires des problèmes assez futils notre société occidentale. Pour autant qu'ils soient sincères: C'est une grande erreur historique. La maladie terroriste ne se guérira que par les forces vives dans le corps. Les affaiblir, les criminaliser collectivement: C'est pire qu'une erreur: c'est un crime!

Wednesday
Dec052007

Log 4.12.07 NL Marokko, België, Grisham

casasblancas.jpg Marokko

Er was veel wind en regen. De bus viel bijna in een ravijn. De soukh in Marrakesj geurde naar specerijen. Gastvrijheid, echte gastvrijheid, met respect en diepzinnige conversaties rond een tahine. Marokko aan het begin van de 21ste eeuw.

Een vorst die, als hoogste autoriteit in islamzaken, vrouwen ruimte geeft. Maar welke vrouwen? Alleen die vrouwen en meisjes die het betalen kunnen. De vrouwen in de bidonvilles van Casablanca, van het platteland en uit het zuiden gekomen, klampen zich vast aan de islamistische missies die eten en zorg brengen. Die voor veiligheid zorgen en die de opstandige jongeren disciplineren. Wat kan een seculiere "animateur de quartier" doen?

Soms is het mee-doen. Er zijn geen andere bronnen van geld. Vaak ook, is het afwachten. Wanneer komt het geld van de regering? Wanneer komt het beloofde geld uit Europa?

Ik weet het niet. Ik heb ook geleerd om niets te beloven. Alles, wat zo geknipt lijkt om te worden ondersteund door Europees geld, vanwege terugdringen van terrorisme, vanwege godsdienstdwang-vrije emancipatie, - het verdwijnt in binnenbureaucratische gevechten. Wat kan een arme Europese adviseur in wijkontwikkeling doen? Methodieken uitleggen, samen zoeken naar plaatselijke mogelijkheden. Ik kwam afgestudeerden van Nederelandse sociale academies, of hoe dat tegenwoordig heet, tegen in afgelegen gaten in de Rif, in de Atlas. Niemand is voorbereid op de situatie daar. We spraken Nederlands en vertaalden het voor de mensen die naar de meeting waren gekomen. Via het Frans.

Kortom: Als we niets blijven doen, verrijzen er nog meer madrassas naar saoedisch model, die zich voeden via de mensen die bij hun sociale acties baat vinden: "Eindelijk iemand die zich om ons, onze gezondheid, onze veiligheid, bekommert!" En tegelijkertijd is de elite, de mensen met beschaving, o zo oud in Marokko, o zo subtiel, o zo rijk, machteloos, want haar kinderen blijven plakken in Parijs, de stad waar ze studeerden. Ik kan het begrijpen, maar het blijft tragisch: het heet "brain-drain" in onze geglobaliseerde wereld.

Mijn besluit is, dat ik naga, in de archieven van de Europese emancipatie, waarom, op een gegeven moment in de negentiende eeuw, de Europese bourgeoisieën het nodig vonden, om de machtelozen een perspectief te bieden. Was het vanwege besmettingsangst, dat ze de sloppen saneerden? was het vanwege de Vraag-zijde van de economie, dat ze de niety-bezitters ruimte gaven? Of was het simpelweg, omdat de exploitatie van de derde wereld extra mogelijkheden schiep?

Ik weet het niet. Maar ik ga het onderzoeken. Als de elites van Casablanca, van Marrakesh, van Fez, van Meknès, van het Noorden en van het Zuiden, reden zouden vinden om hun eigen derde wereld, de bidonvilles, te emanciperen, is er hoop. Het zal niet gaan zonder Europese hulp. Maar niet de "hulp" zoals die nu wordt gegeven. Niet de hulp die verdwijnt in de zakken van de elite. Gerichte hulp, voor de jonge mensen die knokken voor een vrijheidslievende weg naar emancipatie, een weg die loopt via seculiere scholen en direct rernterende economische initiatieven. Ik weiger om te geloven, dat dat wzerk kan worden volbracht door islamisten. Betrek de goede elementen opnder hen bij het werk. Weiger brainwashing van kinderen in de madrassas. Laat de anti-islamisten uit Europa niet te dichtbij komen.

Enfin, genoeg stof voor een vervolg op mijn analyse van de antisociale revolutie die in Amerika en in Europa gaande is. Watch e-urban website for my conclusions.

België

Dus, kom ik terug in Brussel en reeds in Madrid word ik overvallen door pessimistische beschouwingen over de belgische regeringscrisis. U heeft het gezien: Ik heb me vergist in de begindagen van november. Het christendemocratische CDV heeft zich niet kunnen losmaken uit de dodelijke omhelzing van het NVA, de Vlaamse extremisten in net pak. Vooralsnog is er géén "Belgische" oplossing via een raad van "wijzen" die een liberaal-christelijke regering laat regeren over het land, terwijl de "wijzen" delibereren over communautaire problemen. Electoraal opportunisme van het CD&V belemmert alle denkbare oplossingen. De Vlaamstalige afdeling van het Brussels Journal, een xenofobe website geleid door een nederlander, Paul Belien, jubelt en voorziet een koude machtsgreep door het Vlaamse parlement.

Maar mijns inziens is het nog lang niet zover. De Vlamingen kunnen niet zonder Brussel en Brussel wil niet meespelen in hun spel. Verstandige Vlamingen, te vinden bij mijn lijfblad "De Morgen", voorzien een wending van de liberalen (VLD, met de huidige ministerpresident Verhofstadt, die dor de koning ook nog eens tot informateur is benoemd), naar een paarse machtsgreep, waaraan de christendemocraten zich niet zullen kunnen onttrekken, daar de Franstalige christendemocraten ervoor in zijn. Dusdoende, zal er werkelijk een commissie der wijzen ontstaan, terwijl een liberaal-socialistische regering de economische en sociale zaken waarneemt. Het blijft dus een echt Belgisch compromis, waarbij, helaas, helaas, de situatie van Brussel naar het tweede plan wordt geschoven.

Maar goed: Beter iets dan niets. De nationaal-vlaggende onderbuik van België is bereid om een compromis-verhofstadt te aanvaarden. Langs een omweg komt een "Belgische" oplossing er dus toch. Versterking van Brussel en ondersteuning van de Vlaams-Belgisch-gezinde intellectuelen is dus aan de orde.

Grisham

En nu iets heel anders. Lijkt het. De lege uren van het wachten op luchthavens en op TGV-kaarten vulde ik met het lezen van Grisham's "Innocent". (Review in the Books>Non-Fiction-English Section) Leve de luchthaven - bookstores. Grisham is op z'n best, als hij de werking van het Amerikaanse rechtssysteem onder de loep neemt. Hier gaat het om een echt gebeurs verhaal van provinciaal machtsmisbruik en nietsontziende onderwerping aan populistische onderbuikgevoelens. Grisham beschrijft, hoe, ondanks de geïnstitutionaliseerde rechtsverkrachting, gezonde krachten binnen het apparaat positieve resultaten weten te boeken. Een fascinerende geschiedenis, verteld vanuit gewone mensen, die hoop geeft op zelfreinigende processen binnen een gesloten, bureaucratische, wereld.

Ik kwam thuis in Brussel. Het was de poes, Shimmie, die het meeste enthousiasme toonde voor mijn terugkeer. Een feest van poezigheid op mijn knieën.

De beste Belgen hebben snorren en een staart.

Saturday
Apr142007

Attaques d’Alger: Solidarité transméditerranéenne demandée.

Alger a vécu son 11/4, ce jour.  

La tour gouvernementale à Alger, 11/4/07.En juin 1963, j’ai monté en ascenseur jusqu’au sommet du bâtiment gouvernemental, jusqu’aux bureaux présidentiels d’Ahmed Ben Bella. C’était le printemps de l’Algérie libre. La gestion des biens vacants (les propriétés des émigrés, principalement vers la France) y résidait. Mohammed Harbi (actuellement lui-même émigré depuis longtemps au monde académique parisien) m’a fait assister à une réunion du Comité d’(auto-)gestion d’un ensemble algérois de barres d’appartements, abandonnées par leurs propriétaires et pas encore récupérées par l’État-Boumediene qui devait arriver deux ans après.

(Source:)
Al Qaida aurait réussi à fédérer l’islamisme radical au Maghreb
LEMONDE.FR | 13.03.07

© Le Monde.fr

Dans une pièce caverneuse, deux ou trois femmes avec la petite voile triangulaire blanche drapée sur le nez aquilin, parlaient, en faisant bouger la pointe inférieure de celle-là. Trois ou quatre hommes parlaient moins, il me semblait. L’atmosphère était orgueilleux, confident. On avait pris les choses en propres mains.

Un jour plus tard: Excursion vers la ferme de torture, un peu à l’est d’Alger. Le jeune homme qui nous y accompagnait, y avait été incarcéré lui-même. Habillé d’une façon que les Américains auraient jugée “crisp”, il était plein d’assurance, plein d’espoir, tourné vers le futur de son pays. Il avait mon âge, 22. Mais comment n’avais-je pas su prévoir que, étant arrivés devant l’édifice basse blanche du centre de détention du service de renseignement français et en ouvrant les petites portes dans son mur qui avaient été destinées auparavant d’abord aux cochons de la ferme, puis utilisées comme cellules déshumanisées des prisonniers algériens, comment est-il que je tremble encore maintenant d’indignation, en me souvenant que ce jeune homme, si “crisp”, si sûr de lui, si sûr de son contrôle sur lui-même, à l’ouverture de la porte-couvercle No. 5, tout d’un coup se tassa, cria, pleura, perda tout contrôle sur lui.

Honteux. Une honte de remplacement m’envahit. La torture, l’abaissement d’un homme par l’autre, est une fracture vitale, un fardeau éternellement présent, qui pèse sur trop d’Algériens et qui me pèse, par contumace, encore toujours. Car je me sens obligé de me définir un rôle dans tout cela. Je suis incapable de me définir comme spectateur non-engagé. Et mon rôle, en étant né du côté des tortionnaires, n’est pas joli. Je suis solidaire avec les victimes, bien sûr. Mais je suis aussi un survivant indemne. En vivant dans la sécurité relative de l’Europe occidentale, je profite des actes inhumaines des “miens”. Celles des militaires français appelés en Algérie comme Le Pen et comme Chirac.

Je ne peux pas ne pas souffrir avec les “pieds-noirs”, chassés de leur pays qui était très souvent aussi le pays de leurs parents. Eux aussi, ils sont victimes. Mais, pardonnez-moi, dans l’hiérarchie de la victimisation, les Algériens, nos voisins, viennent chez moi d’abord.

Une nouvelle génération (car il y a eu un tsunami de naissances dans l’Algérie libérée) a souffert les atrocités de la lutte entre les militaires et le GPRS. Tueries ténébreuses, probablement des deux côtés, ont terrorisés la campagne algérienne il y a dix ans. Violation des filles et des femmes était courante.

Il y a trop de gens chez nous qui rassurent leur conscience, en se disant que cela se passe loin de chez nous, chez les Arabes qui soi-disant souffrent du malheur d’une religion inadéquate. C’est faux, archi-faux! Ce qui se passe en Algérie, se passe chez nous, sur notre seuil. Le Nord de l’Afrique est notre miroir. Et le Maghreb nous regarde à son tour. En permanence. Depuis l’antiquité. L’al-qaedisation du GPRS n’est PAS la faute des Algériens! C’est la nôtre. Une faute par abandon, par lâcheté.

Il faudra mesurer la réaction européenne à l’aune de celle qui a suivi le 11/4 de Madrid. Est-ce qu’on va lancer une opération anti-terroriste comme l’on l’avait faite après Madrid? Est-ce qu’on va partager les informations ’sensibles’ des services secrets? Est-ce qu’on va considérer les Algériens comme les nôtres?

Questions. Questions à suivre.

(Cet article a été publié dans Toto Le Psycho, le 11 avril 2007. Il est repris ici à cause de ses éléments autobiographiques. Des versions moins personnelles se trouvent sur In Europa Zu Hause [DE] et sur At Home in Europe [EN].)